Pertubator + The Algorithm + Oktober Lieber + Atoem • sam 02.11


Perturbator [FRA – synthwave]

Martel en tête
Traversez l’écran et entrez dans l’univers cyberpunk de Blade Runner ou Ghost in the Shell : voilà tout l’esprit de la synthwave dont Perturbator fait figure d’ambassadeur. Bienvenue dans les années 80, faites attention aux zombies qui risquent de surgir à tout moment ! Producteur bouillant, le Parisien se sert de son passage du metal à l’electro pour construire des ambiances radicales et nous envelopper dans un noir mazout. Il produit un clash electro à la limite de la tornade, dont il habille aussi bien la bande-son d’un jeu vidéo que les scènes américaines où sont nés les films dont il se nourrit. Si le genre gagne du terrain sur les dancefloors, ce n’est pas sans cause…

The Algorithm [FRA – heavy computer music]

Quelle est la valeur artistique d’une idée ? Est-il possible de conceptualiser un album au point d’en faire une oeuvre entièrement basée autour d’un axe précis ? The Algorithm a pris le pari d’ouvrir une porte, de se lancer dans la création sans barrières ni garde fou en mélangeant metal et electro avec finesse et intelligence. La qualité des créations proposées permet d’ores et déjà de le placer comme une référence d’un genre encore si récent que l’on ignore encore ses limites. Non content de nous pousser vers une exploration d’un univers électronique, The Algorithm inclut des éléments black metal ou même hardcore, qui viennent donner de nouvelles couleurs à l’ensemble. Il ne s’agit pas d’un mariage forcé mais bel et bien d’une union profonde qui ne laisse aucune place au doute !

Oktober Lieber [FRA – synthpop]

Incantations électroniques
Dans une cave carrelée où le clignotement du néon saccade, un écho désincarné nous donne froid dans le dos… Oktober Lieber se nourrit de toutes ces ambiances aussi dérangeantes que fascinantes pour composer la bande-son parfaite de notre damnation sur le dancefloor. Penché sur ses synthés qui hurlent comme des harpies, le duo invoque les esprits minimalistes et industriels de ce que l’Allemagne a fait de mieux en matière de techno. La précision de ses rythmes binaires ne nous laisse aucune chance : entre bal des damnés et ko métallique, nous sommes des victimes consentantes.

Atoem [FRA Rennes – techno]

Taillé pour la scène, ce duo de machinistes crée de la matière au fil de ses explorations musicales. La guitare, le synthé et les machines prennent vie et produisent un big-bang expérimental qui tient autant de Pink Floyd que de Daft Punk ! Atoem (prononcez « atoum ») nous fait vibrer avec ses productions organiques qui sortent du champ habituel de la techno. Les ambiances parfois crépusculaires, parfois océaniques hypnotisent : de balade symphonique en virée spatiale, le son d’Atoem ne laisse pas de marbre !

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